Le but est de passer en revue les plus grands succès de musique du 20e siècle.
Nous commençons par un regard sur les derniers feux du 19e siècle avec trois genres majeurs : un extrait de musique classique, un air célèbre (le siffleur et son chien) et un fado portugais remis récemment sur le devant de la scène par une reprise en chanson.
Viennent ensuite les années 1900 avec le ragtime, en piano solo. Au sortir de la guerre de 14-18, la musique devient endiablée. Ce sont les années folles au son du charleston et du dixieland pour le jazz.
Le cinéma, encore muet, est accompagné musicalement par un grand orgue à tuyaux dans les salles qui en ont la possibilité et les moyens. Il devient partiellement sonore en 1927 avec « Le chanteur de jazz » puis intégralement sonore en 1929 avec le film musical « Broadway Melody » (illustration musicale « Le mariage de la poupée peinte » ; malgré un nom tombé dans l´oubli, cette belle mélodie est très connue).
Arrive ensuite l´âge d´or du jazz avec les Big Bands (Count Basie, Duke Ellington etc.) et des solistes comme Harry James et son fabuleux « Trumpet blues ».
L´après guerre de 39-45 se distingue par la dualité entre les grands orchestres rythmo-mélodiques et le rock ´n´ roll avec des guitares électriques, puis des synthétiseurs de plus en plus performants.
Des solistes et des orchestres ayant connu leur heure de gloire côtoient des célébrités comme, entre autres, Ennio Morricone, Sidney Bechet ou Michel Legrand dans ses tout débuts, avant qu´il ne compose des musiques de films. A noter que ces musiques ne sont pas démodées car elles sont souvent utilisées par les régies publicitaires.
C´est le cas, entre autres, du tango « Hernando´s Hydeaway » de 1954 inscrit à notre programme, utilisé fin 2022 par une société de paris en ligne. Et si les régies publicitaires acceptent de payer des royalties à la SACEM pour utiliser ces musiques, c´est bien pour associer leurs produits à des sonorités évoquant les années bonheur du 20e siècle.
La durée envisagée est de 2 heures ½ environ, les 50 musiques prévues sont toutes présentées dans leur contexte, avec des anecdotes quand elles sont connues.
Le public visé est très large. De nos jours, le théatre du Chatelet à Paris rencontre du succès en reprenant des comédies musicales du siècle passé.
Dans la dernière partie du 20e siècle l´orchestre de James Last a été récompensé par 150 disques d´or, bien plus que beaucoup de groupes de pop music ! Il passait régulièrement à la télévision et, lors de ses tournées, il remplissait de grandes salles comme le Royal Albert Hall (5500 places) ou le palais des congrès à Paris.
Plus près de nous, Ennio Morricone attirait une foule considérable, comme à Nîmes en 2015 (13000 places) ou à Bercy en 2018 (20300 places).
La question de savoir s´il y a un public pour la musique non chantée ne se pose donc pas ! Les mélomanes sont nombreux, et ils sont nombreux à répondre présents aux concerts, succès assuré.
Et en plus, notre présentateur déborde d´humour, ne manquez pas ça!